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Ce qui se passe entre deux séances compte autant que la séance

En TCC, l'essentiel du changement se joue entre les rendez-vous. Pourquoi le suivi longitudinal change la conduite de la thérapie, pour le praticien comme pour le patient.

Pratique clinique — — L'équipe Psygnal — 1 min de lecture

Une séance de TCC dure moins d'une heure. Le reste de la semaine, le patient fait ses exercices, remplit son carnet, affronte les situations qu'il évitait. C'est là que le changement se produit, et c'est précisément ce que le praticien voit le moins.

Le problème de la mémoire

En début de séance, on demande au patient comment s'est passée sa semaine. La réponse dépend largement de son état du jour. Une bonne journée colore toute la semaine en positif, une mauvaise efface les progrès. Ce biais est bien connu, et il pèse sur les décisions cliniques : faut-il poursuivre l'exposition, ajuster les objectifs, revenir sur une croyance ?

Mesurer régulièrement, pas seulement au début et à la fin

Les questionnaires passés en début et en fin de prise en charge donnent deux points. Entre les deux, c'est le flou. Un suivi plus fréquent, court et répété, permet au contraire de :

  • repérer tôt une stagnation ou une dégradation ;
  • objectiver un progrès que le patient ne perçoit pas encore ;
  • appuyer la discussion en séance sur des données plutôt que sur un souvenir.
Une courbe partagée devient un support de travail commun entre le praticien et son patient.

Ce que nous construisons

C'est le principe de l'Évaluation Récurrente de Psygnal : quelques questions courtes, régulières, qui dessinent une trajectoire au fil des semaines. Le praticien garde la main sur ce qu'il mesure et sur la fréquence ; le patient voit son propre chemin.

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